Jacques Boisgallais

Jacques Boisgallais

1927 – 2021

Oeuvres au répertoire

Maya Boisgallays : La Capture V

Biographie

 

C’est à l’Institution Saint-Paul de Mamers (Sarthe) que Jacques Boisgallais suit ses études secondaires. Très tôt il s’initie à l’orgue puis au piano en prenant des cours auprès de Lucette Descaves. Son goût pour la musique l’encourage à quitter le foyer familial pour la capitale où il entreprend des études supérieures de musique. Admis en 1948 au Conservatoire de Paris, il suit les classes de Marcel Samuel-Rousseau (harmonie), de Simone Plé-Caussade (contrepoint et fugue), de Darius Milhaud et de Jean Rivier (composition) et remporte de nombreux prix (harmonie, contrepoint, fugue et composition).

Deux périodes marquent l’œuvre du compositeur qui s’est tout d’abord reconnu dans la tradition de la musique française (Chabrier, Satie, Roussel, Le Groupe des Six) avec l’influence de Stravinsky et de Bartók puis, par l’intermédiaire de ce dernier, a noué des liens avec les grandes architectures romantiques de Brahms, Bruckner, Mahler, jusqu’à Strauss et Chostakovitch. Sa liberté de langage puise sa créativité dans un refus de la tonalité sous son aspect harmonique au profit de son aspect mélodique qu’il associe à l’usage des modes et un atonalisme où chaque son à une valeur équivalente. Des chocs d’intervalles (quartes augmentées, neuvièmes mineures…) et de son attirance pour le contrepoint naît la qualité expressive de ses motifs.

Sur le plan formel, Jacques Boisgallais préfère depuis longtemps les œuvres d’un seul tenant ; il choisit ses thèmes en fonction de leur potentiel de développement psychologique et formel, susceptibles d’être exploités jusqu’à épuisement. Le thème principal s’entoure de motifs secondaires assez proches qui vont se fondre avec lui ou au contraire provoquer une réaction violente de sa part, engendrant des contrastes et des variations dynamiques. Le motif évolue jusqu’à sa fin, comme « un évanouissement dans le silence ou une projection violente contre le mur du silence » (Jacques Boisgallais). C’est donc dans un souci de synthèse et de cohérence d’expression que certaines œuvres de la première période ont été scrupuleusement révisées. Ainsi se réalise l’unité de toute une œuvre parvenue à maturité.

Source :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Boisgallais